Mon frère anglophone.

En ce moment ou tu te sens seul et abandonner par ta famille, tes concitoyens et tes dirigeants, je tenais a ce que tu saches que je partage entièrement ta douleur.  Je ressens profondément chacune de tes souffrances. Nous sommes une famille, un peuple, un pays. Lorsqu’un membre de la famille, une partie du peuple ou du pays souffre, c’est toute la famille, tout le peuple, et tout le pays qui souffre.

Je ressens et partage ta frustration. Je peux ressentir la tièdeure  de tes larmes le long de ma joue et, tes cris de douleur et souffrance endolorissent ma gorge. Comme chacun d’entre nous, tu travailles et participes à la grandeur de notre pays a tous.

Ta sueur et ton sang ont contribué à fabriquer le béton qui constitue le socle de notre indépendance et de notre unité nationale.

Tu as marqué de ton empreinte chacune de nos victoires et tu as fais tienne chacune de nos douleurs et chacune de nos défaites. Voilà pourquoi, il m’est inacceptable et inconcevable que tu sois taxé de terroriste –intégriste et traiter comme t-elle dans la manifestation fusse t-elle bruyante d’une de nos revendications….oui frère ce sont nos revendication a tous.

Je n’accepte pas que tu sois qualifié d’antipatriote. Si faire preuve de patriotisme veut dire :

Fermer sa gueule, être toujours d’accord et d’avis, ne jamais se plaindre, ne jamais critiquer, ne jamais s’opposer, ne jamais proposer, ne jamais donner son avis, ne jamais se lever, ne jamais pleurer et ne jamais hurler sa colère et sa frustration ……

Alors je suis le premier terroriste.

Nous sommes tous patriotes car ce pays, cette patrie, nous appartient a tous. Maintenant c’est qui le bon patriote ? Celui qui revendique une meilleur gouvernance ou celui qui impunément vandalise les caisses de l’état quitte à mettre à mal la cohésion sociale.

Mon frère anglophone….je sais que tu souffres car je souffre avec toi. Mais, ne restons pas prisonnier des chaines de la colonisation , ce lourd héritage coloniale nous empêche d’imaginer tous ensemble avec nos particularités et nos différences la société qui nous convient a tous, qui nous prend tous en compte et qui garanti les principes de cohésion sociale et de développement  global.

De grâce frère et sœur ne soyons pas rigides, intolérants, intrensigents, et fixe sur nos décisions. Soyons toujours prompt à faire évoluer le débat. Car il s’agit bien d’un débat.

A ceux qui nous dirigent,

Il n’est pas valeureux pour un Etat de traiter ses concitoyens comme des bêtes sauvages. Sa ne grandit pas un État de déshumaniser sa population quelques soit la situation qui ce présente.

Tout comme il est inacceptable et impardonnable que des concitoyens foulent aux pieds et souillent les valeurs, les emblèmes, les bases et les fondements d’un État, de son pays, de sa patrie. Eradiquons le radical qui sommeil en chacun d’entre nous.  Extirpons de nos esprits le poison de la haine.

Mon frère anglophone.

En temps que francophone je tenais a te présenter mes sincères excuses et ceux des milliers d’autres francophones qui pensent comme moi. Je sais que nous ne sommes pas assez expressif mais, beaucoup de cœurs, d’âmes et d’esprits francophone souffrent avec vous et même autant  que vous. Ce silence pourrait s’apparenter a de la lâcheté ou a une muette acceptation de la situation. Mais non.

C’est plutôt de la honte.

En temps que francophone j’ai honte de mon silence, de mon attitude discriminatoire, de mon intolérance. J’ai honte de toutes ces fêtes, de toutes ces bières, de cet internet que j’utilise, de voir mes enfants aller à l’école, au lycée, à l’université librement. Pendant qu’a quelques kilomètres, des Camerounais, des frères et des sœurs, des membres de ma famille souffrent, sont bunkerisés, mis en quarantaine et piégés par un cordons de sécurité militariser.

Oui j’ai honte que le radicalisme, l’intolérance, la xénophobie, soient devenu le carburant qui nous anime. On a coutume de dire que le linge sale se lave en famille. Restons en famille et, dans un esprit de famille lavons ce linge sans honte et sans complexe. Nous avons tous une part de responsabilité dans la situation actuelle.

Questionnons nous. Questionnons nos actions, écoutons nous, échangeons dans un cadre familiale et conviviale. A défaut, créons ce cadre et disons nous tous.

Car le linge sale se lave en famille.

Une correspondance du rappeur camerounais  VALSERO

À lire aussi:

Marchés publics: le MINMAP exclut 146 entreprises ...  Le ministère des Marchés publics au Cameroun vient d’exclure 146 entreprises de tous les processus d’accès aux marchés publics dans l...
Gambie: l’ONU prône la fermeté, la Cédéao joue la ... Un sommet de la Cédéao pour évoquer la crise actuelle, le refus de Yahya Jammeh de quitter le pouvoir, se tient ce samedi 17 décembre à Abuja. Mais ...
Can féminine 2016: 240.000 billets d’accès a... Le Cameroun émettra 240.000 billets d’accès au stade à l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football dames qu’il organise du 19 novem...
RDPC. Quand le nouveau logo annonce la fin dR... Comme chaque année depuis 30 ans, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) va célébrer en tambour et fanfare, le 33e anniversaire de...
loading...
Share.

About Author

Votre commentaire

Close