Les précipitations de la grande saison ont dépassé les moyennes générale et spéciale.

La saison des pluies qui s’achève à Douala est l’une des plus importantes des trente dernières années. Elle a en effet permis d’enregistrer, de mai à septembre, une hausse de 436,4 mm par rapport à la normale qui est dans le jargon de la météo la moyenne des précipitations sur une période trentenaire. « La normale, explique Ambesi Hans Ndonwi, ingénieur et chef du service régional de la Météorologie, est de 2560,4 mm. Or, nous avons compté jusqu’à 2936,8 mm de pluie durant les cinq mois concernés. »

Dans cet intervalle, l’on a aussi noté à la météo une autre statistique exceptionnelle : le maximum absolu, qui correspond à la quantité de pluie la plus importante tombée en une journée. Il s’agit des 345,4 mm du mercredi 22 juin 2016. Durant les trois dernières décennies, Douala n’avait jamais reçu autant de pluie durant l’espace de temps d’une journée. « C’est un fait remarquable bien plus que l’augmentation au-dessus de la moyenne de la pluviométrie durant la saison 2016 qui n’est qu’une variation ; laquelle ne peut pas encore amener à conclure quoi que ce soit d’important ou même d’inquiétant », analyse M. Ambesi.

Pour autant, les 436 mm de plus de cette année sont importants car ils représentent la pluviométrie annuelle de certaines régions moins arrosées du Cameroun. Ils peuvent aussi être mis en rapport avec la baisse de l’an dernier. Sur cette période identique de mai à septembre, il y avait plutôt un déficit de 354,5 mm. Le ciel de la capitale économique n’avait laissé tomber que 2145,9 mm, bien en deçà de la moyenne établie pour la saison. L’on peut y ajouter qu’en 2016, les jours de pluie s’étalent et se diversifient créant un décalage dans le calendrier qui fait que certains mois soient bien plus pluvieux que d’ordinaire.

Enfin, s’il semble y avoir eu moins d’inondations, il ne faut pas en conclure immédiatement que Douala gère mieux cette période d’intempéries. « Beaucoup de facteurs entrent en jeu pour qu’une inondation se fasse. Un sol déjà gorgé d’eau ou un sol sec n’absorberont pas de la même manière l’eau qui tombe. La quantité d’eau et le temps que la pluie dure tout comme l’assainissement qui ne dépend pas de la météo peuvent autant l’influencer… Cela dit, au regard de l’augmentation globale, on peut dire que Douala n’a pas eu trop de problème », conclut M. Ambesi.

La Rédaction

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