C’est la guerre entre le soldat Idriss DÉBY ITNO et la France. Dans une interview fleuve accordée à trois médias français RFI, TV5 , LE MONDE, le chef d’État tchadien envoie des tirs groupés en direction de Paris.


Indexé sur les exactions commises par son armée en République Centrafricaine, DÉBY sort un bouclier anti-missile et contre-attaque : 《il y a des pays qui ont fait des bêtises et qui jugent mal le rôle du Tchad. Il y a des soldats français, les soldats congolais. Le Tchad a joué un rôle neutre alors que les autres ne l’ont pas été. Qui a armé les anti-Balaka avec des grenades, des kalachnikovs? Qui a créé les affrontements entre chrétiens et musulmans? Ce n’est pas le Tchad. Il faut demander à la France 》.Et pour mieux déshabiller les coupables loin de là-bas, il ajoute un détail pimenté : 《l’homosexualité, la pédophilie, ça n’existe pas dans nos traditions 》.


Quand les journalistes français font allusion à sa confiscation du pouvoir, DÉBY se présente comme un malheureux pion qui se trouve en prison au palais :《 j’aurais souhaité m’ arrêter en 2006 après mon second mandat. J’aurais alors cédé le pouvoir. Mais la guerre a éclaté. Des mercenaires ont attaqué N’ DJAMENA. Et alors que je ne voulais pas, la France est intervenue pour changer la constitution. Il y a un constitutionnaliste dont je ne connais même pas le nom qui est venu ici. J’ai dit que je ne voulais pas changer de constitution, mais ils sont passés par leurs arcanes et ont changé la constitution 》.


Idriss DÉBY, espion formé par les services secrets français , recyclé dans l’ École de guerre Interarmées il y a 30 ans, puis maquisard en 89, a pris le pouvoir grâce à la France en 1990, et en est devenu le bras armé et allié du néocolonialisme français au Congo, RCA, Mali. Se sentant menacé d’être renversé, il donne toujours l’assaut le premier, en critiquant le franc CFA ou en faisant des révélations fracassantes pour surprendre et faire reculer la France. C’est l’art de négocier la paix en brandissant les armes de guerre ̀ l’ adversaire. Comme le disait LESAGE dans ” Le diable boiteux ” : 《 on nous réconcilia; nous nous embrassâmes, et depuis ce temps -là , nous sommes ennemis mortels 》.


J. REMY NGONO
À la guerre comme à la guerre.

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