Pour protester contre les conditions de formation, de travail, le manque de matériel et l’impossibilité de réformer le système de santé publique au Cameroun, le Symec un des Syndicats des médecins du Cameroun a lancé un mouvement de grève.

Devant ce mouvement social massif, nous sommes entrés dans un jeu de cache-cache entre les autorités administratives de notre pays et les responsables de ce syndicat. Notamment, il a été dit à la population camerounaise que ce syndicat n’avait aucune existence légale dans notre pays. Par la suite, le ministre de la santé publique a procédé à des affectations arbitraires des principaux leaders de ce syndicat qui ressembleraient plus à une volonté du ministre de disperser ceux qui portent la voix des syndicalistes aujourd’hui.

Le Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie, a écrit 3 rapports épidémiologiques et de santé publique au cours de l’année 2016 notamment : La réforme des services de santé au Cameroun : quel avenir pour la profession médicale ? [Mars 2016], Transformer les systèmes de santé au Cameroun [Septembre 2016], [Détresse et misère du système de santé camerounais [décembre 2016].

Dans ces trois rapports adressés à la fois aux députés, au ministre de la santé et aux médias, le MCPSD a fait des propositions au ministre et aux élus de la Nation afin que tout le monde puisse dans notre pays avoir accès au médecin et puisse bénéficier d’un suivi sans appréhension, même avec des difficultés financières.

Après une visite à l’hôpital régional de Maroua, où nous avons pris conscience que des médecins attendaient pendant 3 à 5 ans leur prise en charge, nous avons recommandé au ministre de la santé publique, en concertation avec le ministre de la santé publique d’initier une procédure d’urgence pour ces médecins, ce qui aurait été une grande avancée sociale d’autant plus qu’aujourd’hui selon différents syndicats leur nombre s’élève entre 300 et 350.

Les médecins et l’ensemble du personnel hospitalier veulent être mieux reconnus face à l’hôpital ! Nous devons sortir de la précipitation qui n’est pas synonyme de célérité. Il est nécessaire de s’asseoir autour d’une table et de plancher sur ces différents sujets et, notamment, celui de l’instauration d’une sécurité sociale dans notre pays car la santé est une priorité démocratique.

Le MCPSD dont la devise est « Toujours conscients de notre diversité, construisons et avançons comme un peuple » entend l’inquiétude des médecins, la détresse de l’ensemble du personnel hospitalier. Il faut que les Camerounais voient leur système de santé s’améliorer. Personne ne peut dire aujourd’hui que c’est le cas, nous devons tenir compte du fait que notre environnement aussi change.

Nous invitons les médecins affectés à faire preuve de responsabilité, à regagner leurs nouveaux postes d’affection, à introduire un recours suspensif auprès du tribunal administratif afin de présenter leurs récriminations. Au ministre de la santé publique, nous demandons de prenne la mesure du malaise. Les Camerounais ne peuvent pas être livrés à eux-mêmes et encore moins être pris en otage.

 Nous avons besoin de réformes dans notre pays. Nous croyons aux vertus de l’échange et du dialogue, voilà pourquoi nous invitons les uns les autres au dialogue, seul moyen efficace de permettre aux uns et aux autres de s’exprimer afin que se dégage éventuellement un accord.

Professeur Vincent-Sosthène FOUDA, Président du MCPSD

 

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