Le défi majeur auquel les camerounais seront incontestablement confrontés dans les prochains mois ce sera celui de la division ethnique. Nous avons ensemble un choix à faire : soit nous décidons en commun et avec la plus grande fermeté de nous attaquer aux identitaires, soit nous nous taisons et nous aurons nos morts sur nos bras. Nous devons cesser l’hypocrisie. Nous devons arrêter de faire la fine bouche. Nous devons stopper la complaisance et nous devons fermement montrer aux divisionnistes qu’ils auront la riposte en face. Si nous nous taisons, nous serons tous comptables de ce qui arrivera à ce pays a très moyen terme.

Le tribalisme est aujourd’hui la matrice intellectuelle qui permet d’appréhender tous les faits sociaux, politiques, économiques et culturels au Cameroun. Aucune ethnie n’est supérieure à une autre, aucune ethnie n’a le monopole du vol des deniers publics, de la corruption et des détournements. aucune ethnie a des capacités surnaturelles et aucune ethnie ne doit se sentir inférieure. Tous les camerounais, Bassa, Bamileke, Eton, Ewondo, Bulu, Foulbes, Douala, Bakweri, Bafut, Maka et autres font face aux mêmes problèmes. Ils n’ont pas d’eau, d’électricité, les prix de premières nécessités sont élevés, ils n’ont pas accès à l’éducation. La misère et la pauvreté n’ont pas de couleur, mais ont une origine : la corruption et les détournements. Ce sont des fléaux à dénoncer avec la plus grande fermeté quelque soit l’appartenance ethnique de la personne. Car lorsqu’un Yambassa détourne de l’argent dans les caisses de l’État, ce ne sont pas seulement les anglophones qui souffrent, mais les Yambassa également car cet argent va non pas dans les poches de la communauté, mais dans ses comptes bancaires pour après narguer tout le peuple.

Ce n’est pas Paul Biya qui a créé le tribalisme au Cameroun. La division tribale au Cameroun remonte véritablement dès 1955 lorsque le colon français décide de présenter les Bassa’a et les Bamileke comme des fauteurs de troubles. Pourtant tous les peuples du Cameroun ont participé à la lutte nationale. Osende Afana n’était pas Bassa’a ou Bamileke à titre d’exemple. Par la suite le régime Ahidjo s’est appuyé sur l’ethnicité pour fracturer encore plus le peuple du Cameroun afin de maintenir sa position hégémonique dans le système politique. Paul Biya n’est qu’un héritier de cette structure sociale et politique qui aujourd’hui dans un contexte de guerre de succession laisse planer sur le Cameroun les pires scénarios ivoiriens ou rwandais. Nous devons affronter cette situation avec la plus grande fermeté, la plus grande énergie, car c’est de notre avenir et ceux de nos enfants qu’il s’agit.

Le tribalisme profite essentiellement à l’élite au Cameroun qui manipule les identités ethniques pour continuer à piller la République. Ceux qui disent que les Bulu ont le pouvoir ne savent même pas que la région du Sud est l’une des région les plus enclavées du Cameroun, que dans le Dja et Lobo on coupe l’électricité parfois pendant 4 jours. Donc c’est une idiotie de dire que les Beti ont le pouvoir. C’est une élite Beti aux affaires qui a le pouvoir et cette élite est en alliance avec l’élite des autres régions du Cameroun pour torpiller la République. Dès lors il s’agit d’une bourgeoisie compradore qui a pris en otage tout un peuple et vit en toute impunité sur le dos du contribuable camerounais. Un discours contraire à cette approche est simplement de la manipulation. Si vous avez des éléments sur le vol de n’importe quel camerounais donnez moi et nous allons dénoncer ces pratiques qui tuent le progrès.

Regardez, nos frères anglophones sont déjà fâchés. Nous sommes déjà assez divisés dans ce pays pour permettre à des individus qui appartiennent à la classe dominante de semer les germes du tribalisme pour détruire le bas peuple. Tant qu’il est encore possible d’empêcher leur plan, il faut les dénoncer avec la plus grande fermeté, il faut les empêcher de parler. C’est un devoir citoyen, patriotique et républicain. Les tribalistes sont minoritaires et moins structurés que nous. Si ensemble nous nous mettons à les traquer avec la plus grande fermeté, c’est la République qui gagnera. C’est pourquoi, ne compter pas sur moi pour me taire. JE LES DÉNONCERAIS AVEC LA DERNIÈRE ÉNERGIE !!!

La Rédaction avec Boris Bertolt

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