Depuis bientôt un mois, le Bureau exécutif national du Syndicat national des journalistes du Cameroun a déclenché le mouvement social dans certaines entreprises de presse. En toute responsabilité.

Le Snjc a envoyé un message fort aux patrons de presse qui étalent leur fortune en public, et maintiennent les travailleurs en état d’esclavage.
La situation est critique : 23 mois, 3 mois, 13 mois, 7 mois, 4 mois de salaires impayés ici et là, pas d’inscription à la Cnps pour les uns, pas de cotisations sociales pour les autres.


Voici des cordonniers mal chaussés, empêchés de crier pour dénoncer l’oppression.


La presse au Cameroun est donc un Etat de non droit. Beaucoup de patrons de presse n’ont jamais vu le code du travail. Ils ne savent pas qu’il y a une convention collective.


Question : De quoi vivent des journalistes qui n’ont ni salaires ni frais de reportage ? Que dit l’Etat ? Et le public ?
Qu’en pensent les journalistes et les travailleurs des médias ?
Pour avoir posé le problème, le SNJC est attaqué de partout. Nous sommes surtout attaqués par certains journalistes, ou alors des personnes qui se considèrent journalistes. Les bourreaux de la presse se cachent derrière leur fortune mal acquise et envoient au front des « tintins ». C’est normal !
Aujourd’hui, par ma voix, le BEN du Snjc vous dit que le moment est venu.
Surtout, nous sommes très bien préparés. Nous sommes préparés à toutes les éventualités. A Chacun de choisir son camp pour cette bataille qui commence le 02 janvier 2017.


Merci à tous.


Denis Nkwebo, président du Snjc

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