Au départ de cette affaire mardi matin, il s’agit d’une maison qui suscite l’indignation collective. Très vite un nom apparaît : le palais vénitien. Vers 11heures, les premiers supporters de Félix Samba soutiennent qu’il est homme d’affaires depuis des années et vendeur de cacao. Très vite, les recherches s’activent. On découvre que, sur le site du ministère des finances, il n’est mentionné nulle part un statut de chef d’entreprise. Il s’agit plutôt d’un haut fonctionnaire qui fait du business et qui peut dès lors utiliser sa position dans l’administration pour faire fructifier ses affaires. Les recherches vont plus loin.

À 14 heures, les internautes découvrent que Samba Félix ne figure pas sur la liste des grands vendeurs de cacao tel que ses sbires veulent faire croire. Changement de stratégie. Ils disent qu’il est actionnaire dans deux compagnies aériennes au Gabon (sans citer les noms), puis au Nigeria (sans nom). Puis membre des conseils d’administrations sans que l’on ne sache lesquels. Mais face aux milliards, la mayonnaise ne prend pas. Il faut trouver autre chose.

16 heures. Le nouvel ennemi est trouvé: ALAMINE MEY. Il chercherait à empêcher Samba de devenir ministre des finances. Après enquête on découvre que Samba était en conflit avec MEY, lequel a d’ailleurs demandé son départ. Couvert pendant longtemps par le SGPR, son véritable parrain, il est chassé plus tard par Biya en personne.

18 heures… ils commencent à dire que Samba n’est pas le seul milliardaire, comme si on avait dit qu’il était seul. Progressivement les éléments de langage se mettent en place. Ce sont désormais les Bamileke qui veulent être riches seuls. On leur parle de la fortune publique, ils nous parlent de tribu. On leur parle d’indécence, ils parlent d’ethnies. La tête de proue est le journaliste Jean Lambert Nang, qui dès 20 heures à travers plusieurs publications sur sa page de profil Facebook, monte à l’assaut en parlant dans un premier temps de noms à certaines consonances (référence aux Bamileke et nordistes) qui réussissent dans les affaires et ne veulent pas voir les autres faire de même. Puis vers 22 heures, il revient à la charge en parlant d’un complot contre les Beti…. la salade venait de prendre la mayonnaise….

Dès la soirée, il ne manquait plus qu’à contacter certains de leurs amis dans les médias pour faire le travail. C’est comme cela que ces voyous en culottes courtes et chaussettes ont tenté de tribaliser un problème de morale publique. Mais ça ne passera pas. Les camerounais ne sont pas des idiots !!!

In la page facebook de Boris Bertolt

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