On dirait sa saison glorieuse. Le mémorandum est devenu en effet la mode du moment. Cette année seulement, on en dénombre au pluriel. Le dernier (vrai/faux) en date est l’œuvre des patriarches du département du Mfoundi qui disent parler au nom des peuples “Bétis” du grand Centre et de l’Est Cameroun.

Voici quelques extraits sélectionnés de cette pétition adressée comme toutes les autres au Président Paul BIYA :
– “… Vous êtes devenu d’abord absent puis définitivement inaccessible…
– “… Le RDPC, le parti au pouvoir dans lequel vous nous avez entraînés ne vous appartient plus…”
– “… Le Mfoundi et les peuples du Grand Centre et de l’Est sont les parents pauvres de vos trente-cinq ans de règne (trentre-quatre pour être précis: Novembre 1982 – Octobre 2016). Injustement, ces peuples manquent de tout: l’eau, l’électricité, les grandes structures industrielles, les infrastructures routières, etc… ”
– “… Après vous, un autre pouvoir nous fera payer notre fidélité naïve et aveugle à votre endroit… ”
– “… Votre pouvoir est entrain de devenir tribal et même familial… ”
– “… Désormais entre vous et nous, rien ne sera plus comme avant, si une fois de plus vous restez silencieux et méprisant comme à votre habitude… “

En français facile, l’on dirait que les signataires ne sont pas allés du dos de la cuillère. Il ne m’appartient pas de dire s’ils ont raison ou tord. Au principal destinataire de se faire son idée et d’en tirer ou non les conclusions et les conséquences qu’il voudrait. Cependant je constate que les temps changent, les habitudes et les avis aussi. Tout semble en effet présager de ce qu’elle est désormais loin, très loin derrière nous cette période où le Président BIYA fédérait les énergies du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, bref de toutes les provinces (à l’époque) du triangle national.

J’ai en esprit la grande tournée nationale qu’il avait alors effectué l’année qui suivait sa prise de pouvoir. Paul BIYA avait donc été intronisé “chef des chefs” dans les provinces francophones et “fun des funs” dans les provinces anglophones. Pas besoin d’être sorcier pour se rendre à l’évidence et constater que l’on est désormais passé à un violent virage avoisinant les 360 degrés, soient les aiguilles de l’horloge qui sont passées du soleil au zénith aux ténèbres au même zénith. D’où ma question si naïve: QU’EST CE QUI A FOIRÉ ?

Armand Okol: journaliste camerounais 

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