Dans une lettre datant du 26 avril 2017, le personnel de la cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam), adresse une motion de soutien à Paul Biya, le président de la république du Cameroun. Ceci fait suite à la nomination des camerounais à la tête de l’entreprise.

Gérardin Essomba Bana, Délégué de personnel Cicam et responsable de la communication du syndicat national des travailleurs (e) de l’industrie textile confection et habillement du Cameroun.

 Sous la houlette de Gérardin Essomba Bana, le délégué du personnel, ceux-ci se disent flattés  par la confiance que le numéro un camerounais a porté cette fois-ci sur les dirigeants nationaux, notamment avec  la nomination de Rassaf Damavou, à la très haute fonction de président du conseil d’Administration, Edouard Ebah Abada à la fonction de Directeur général et de Emmanuel Pohowe à celle de Directeur Général adjoint.

En effet, depuis 1965, date la création de la seule industrie textile en Afrique Centrale, ses dirigeants n’ont été que des expatriés, des français à l’occurrence.  C’est donc à juste titre que « les délégués du personnel et les cadres de la Cicam, que vous soutenez tant, vous disons merci, et par la même occasion, vous exprimons notre profonde gratitude et toute notre dévotion » peut-on lire en paragraphe trois de la lettre.

Par ailleurs, ceux-ci voient en cette confiance portée sur les nationaux, un signe d’ardeur au travail « à travers la nomination de ces dignes fils du terroir à la tête du « top management » de la Cicam, vous ravivez en nous le sens de la responsabilité et de la détermination, en vue de l’atteinte des objectifs de l’industrialisation, socle de  notre émergence », pense la personnel.

Challenges

Jouissant d’un monopole incontournable au Cameroun et en Afrique Centrale, la Cicam est à la croisée des chemins.

De source bien introduite, elle traitait 85 %   des fibres de coton produites sur le territoire national, aujourd’hui la Cicam n’occupe que 5 %  du marché camerounais, plus de 80 %  de coton africains étant traité par la Chine et à des coups plus  bas.

 Le nouveau management doit acquérir des machines plus modernes assurant de facto une réduction des couts des facteurs.

Les délégués de personnel  réclament leur place au conseil d’administration

L’entreprise est certes une unité de production, mais elle est avant tout une organisation, composée de facteurs humains qui permettent son existence première. On pourrait ne l’aborder que sous un angle économique, mais ce serait insuffisant, car, étant donné le rôle crucial de l’homme dans son fonctionnement, une approche sociale, est essentielle. De nos jours, on s’accorde unanimement à dire que les ressources humaines font la force de l’entreprise. C’est sans doute dans cette lancée que les délégués du personnel lance un plaidoyer pour avoir la place qui est la leur lors des différents conseils d’administration de la Cicam.

 D’après la loi n*90/016 du 22 décembre 1999, portant statut général des établissements publics et des entreprises du secteur public et parapublic, parlant de la composition du conseil d’administration, il est dit en son article 36 alinéa 1, que le conseil d’administration est composé de trois membres au moins  et de 12 membres au plus. Il comprend obligatoirement, un personnel élu.  Mais force est de constater que depuis lors à la Cicam, cette loi est bafouée au mépris du personnel qui sans eux aucune machine ne démarrerait de son propre gré.

Pour plus d’efficacité et par la bouche de Gérardin Essomba Bana, celui qui est également le responsable de  la  communication du syndicat national des travailleurs (e) de l’industrie textile confection et habillement du Cameroun,  il exhorte le nouveau Pca à se conformer à la loi pour que désormais le personnel ait son mot à dire dans la prise de décision sur le fonctionnement de la Cicam.

 

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