Bamenda – Ebugnti – En réponse à la citation directe donc ils font l’objet, les évêques du diocèse de Bamenda ont commis, ce dimanche de Pâques, communiqué.

Les évêques accusent réception de la convocation du Tribunal de Première Instance de Bamenda et en appellent à leurs fidèles. « Cette citation, écrivent Mgr Cornelus Fontem Esua, archevêque de Bamenda, et son évêque auxiliaire, Mgr Michael Miabesue Bibi, n’est pas seulement adressée aux évêques et aux principaux des établissements visés, mais à vous tous, en particulier les parents sous le contrôle desquels l’Eglise ouvre et gère les établissements scolaires ».

« Nous devons être là pour répondre de ces accusations », enchaînent les évêques avant d’appeler au calme et à la prière. « Nous vous demandons néanmoins de rester calmes et pacifiques en ces moments difficiles. Nous continuons à compter sur vos prières pour un dialogue plus constructif et une solution vraie et durables de nos problèmes socio-politiques », peut-on lire.

Curiosités

Les fidèles qui espéraient en savoir un peu plus sur la vérité des reproches qui sont faits aux évêques sont donc restés sur leur faim. Pire, il ne disposent d’aucun élément pour aviser. Si les évêques reprennent les sept chefs d’accusation qui pèsent contre eux, ils se donnent aucune forme d’explication.

Notamment sur leur volonté présumée de ne pas demander aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école et leur refus de rembourser les frais de scolarités. La présomption de signature d’un document en faveur du non retour des élèves et enseignants dans les salles de classes. Ou encore leur complicité présumée dans la fragilisation de l’autorité de l’Etat et la propagande présumée d’atteinte à la sécurité de l’Etat.

Il y a en ensuite que Mgr George Nkuo n’est pas signataire de ce communiqué. L’évêque de Kumbo est pourtant lui aussi cité à comparaître dans cette affaire. Qui plus est, il est le président en exercice de la Bamenda Province Episcopal Conference (BAPEC), sous la bannière de laquelle les évêques se sont exprimés.

Les évêques confirment par ailleurs, dans cette lettre, ce qui leur était déjà reproché, à savoir leur vision populiste des problèmes que connait la zone, qu’ils appellent : « nos problèmes sociopolitiques ».

La Rédaction avec ebugnti.wordpress.com

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