« Le 05 février 2017, quand je suis arrivée à Ombessa vers 9h à bord d’une petite voiture qui fait cette ligne, je me suis arrêté à côté d’un musulman qui vend la viande de soya en route pendant quelques minutes. Je lui ai parlé le patois, mais il a fait semblant de ne pas comprendre le Fulfulde. Par la suite, quand je marchais dans la ville avec mon sac de voyage avant de prendre la voiture pour le village en passant par Bafoussam comme je le fais souvent. Je me suis retrouvé à côté d’une voiture garée non loin de ce musulman, devant un bar en bordure de la route. Quand je contemplais la voiture, notamment le numéro du châssis et son design, les gens ont commencé à crier et j’ai vu beaucoup de gens à côté de moi. Certaines personnes de la foule ont empêché qu’on tape sur moi. C’est ainsi qu’on m’a fait traverser la route directement et je me suis retrouvé au poste de police. Quand je suis arrivé là-bas, un policier m’a demandé de m’asseoir et il a commencé à me taper violemment avec la machette, sans même me demander ce qui s’est passé. On ne m’a pas permis de dire ce que je faisais à côté de cette voiture. Ensuite, on m’a mis en cellule où il y avait quelques personnes.


La nuit, un autre policier a menotté ma main gauche sur la fenêtre et par la suite on a cherché deux grosses chaines avec les cadenas pour attacher mes deux bras sur la fenêtre. Quelques minutes après, alors que les menottes creusaient déjà mon bras, parce que trop serrées, on a attaché mes pieds avec une longue fronde en caoutchouc. J’ai vu trois personnes à côté de moi dont une, de courte taille et l’autre, de taille élancée. Ils m’ont placé en balançoire. Mes bras étaient attachés sur la fenêtre et les gens ont arrêté mes pieds ligotés et je regardais vers le sol. Ils ont commencé à me taper avec la machette et un morceau de planche plusieurs fois en me versant de l’eau. Le policier a pris le gros bout du long fusil qu’il avait sur lui pour cogner violemment mes doigts et ma main gauche au point où le sang sortait partout. Ensuite, par plusieurs fois, ils ont branché le courant électrique sur moi. J’ai crié pendant longtemps mais personne ne m’a laissé. Pour la suite, je ne sais plus ce qui s’est passé »
Jean Claude Fogno.

La Rédaction avec  Nadialy Bams

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