La 10ème Coupe d’Afrique des Nations féminine vient de s’achever le samedi 3 décembre 2016. Au terme de cette compétition, nos filles ont brillé de mille feux, même si elles sont tombées en finale face à une équipe nigériane très réaliste.

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun félicite les joueuses et l’encadrement des lionnes pour leur très belle prestation. Le MRC les encourage à plus d’effort et d’abnégation car, au regard de leurs qualités, les plus grands titres continentaux et mondiaux restent à leur portée.

Outre cet aspect purement sportif, la 10ème CAN a été, comme plusieurs projets au Cameroun, géré dans une opacité, et de façon outrageusement personnelle par un petit clan. Certains  média allèguent, en effet, que la gestion de cet évènement n’aurait pas été tout à fait orthodoxe. Le MRC demande au Gouvernement d’ouvrir une enquête afin que les éventuels responsables de quelque malversation que ce soit, soient recherchés, jugés et condamnés. Le Premier Ministre, Président du Comité local d’Organisation de la CAN Féminine 2016, COCAN, dont le financement est exclusivement tiré de l’argent du contribuable camerounais, doit rendre public les comptes de la CAN et expliquer au public comment cet évènement, initialement budgétisée à 23 milliards par le ministre des Sport de l’Éducation Physique, a finalement pu se tenir avec moins de 5 milliards de Francs CFA.

Le MRC proteste énergiquement contre la transformation de la CAN 2016 en un évènement personnel de monsieur et madame BIYA, et du RDPC. L’opportunisme du pouvoir a fini par faire naître dans l’opinion l’idée selon laquelle c’est le RDPC qui a perdu la finale et non les Lionnes.

Le 18 septembre 2016, dans un stade multi-sports aux couleurs du RDPC, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, terminait son discours de lancement du tirage au sort par «Vive la République du Cameroun; Vive le président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA !». Le MRC appelle très respectueusement son attention sur le fait que, quelle que soit l’importance de la fonction présidentielle ou encore le respect dû à la personne qui l’incarne, on ne peut pas, sans outrager la République, faire passer le président avant le Cameroun. Aussi serait-il vivement souhaitable que, non seulement il évite lors de ses prochaines sorties de bafouer la République en la soumettant à son président, mais qu’il envoie une circulaire aux membres de son Gouvernement et à toute l’administration pour prescrire qu’il faut dire, «Vive le président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, VIVE LA RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN». En effet, le président passera et le Cameroun demeurera. La déification du président BIYA par ses partisans ne doit pas les amener à bafouer le Cameroun.

Une correspondance du Service de Communication du MRC

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